Etre soi-même, ça paye ?

 

Comme la plupart des jeunes chefs d’entreprise, nous avons, pour beaucoup, démarré notre vie professionnelle en tant que salariés (employés ou cadres) et avons fait notre possible pour nous intégrer dans nos entreprises.

Dotés d’un tempérament de leader, imaginatifs, compétents (enfin j’espère), autonomes, motivés, emplis d’une profonde envie de réussir et l’ambition qui l’accompagne (mais peut-être est-ce péjoratif ?), nous avions de nombreuses qualités pour mener à bien nos missions …

Sur le papier, on avait l’air bien

D’ailleurs ce sont souvent ces qualités qui ont fait la différence, nous avons trouvé de super jobs, intéressants et valorisants, correspondant à nos compétences et nos envies.

Nos managers-recruteurs, étaient tellement enthousiastes et confiants dans nos capacités de vendre, conseiller, développer, réparer, changer … bref nous avions tout pour réussir dans cette entreprise.

D’ailleurs, ce dynamisme devait permettre aussi d’accompagner aux nouvelles pratiques dans notre service ou au réveil (rajeunissement) des mentalités de nos collègues (mais au fait, c’était pas un peu le boulot de nos chefs ça ?) qu’ils envisageaient leur mission d’encadrement avec sérénité : tout allait bien se passer !

Oui, mais ça c’était avant

Engagés dans notre mission, nous sommes partis la fleur au fusil, plein d’entrain et d’enthousiasme pour contribuer à changer le monde (enfin, surtout notre service / équipe / entreprise…)

Sur le papier, c’est ce qui devait se passer mais pour que ça fonctionne, il aurait fallu que nos managers reconnaissent nos qualités et … les encouragent !

Premier projet : refusé, deuxième projet : modifié puis refusé, troisième projet : rabougri mais validé …

L’enthousiasme des débuts s’est largement amoindri sous les consignes du « ne pas faire de vague », « politiquement correct » et « il faut trois validations pour sortir un courrier de remerciement ».

De fait, les raisons qui avaient fait de nous de bons éléments «recrutables» nous ont, au fil du temps, rendus «ingérables» pour nos managers peu dotés de ces mêmes qualités (le principe de Peter, vous connaissez ?)

Trop de trop et de pas assez

Au bout de quelques années (mois) la liste des reproches s’est allongée : trop de caractère (!), trop autonome, trop d’initiatives, trop de remises en question de la structure, trop présomptueux, trop rapide, pas assez «corporate», pas assez à l’écoute de ses managers, pas assez dans son équipe…

Bref trop de «trop» et de «pas assez» pour nous permettre d’évoluer sereinement et efficacement dans nos entreprises ou simplement de nous y épanouir. 

Conséquence : démotivation et l’impression très forte que les managers, font «évoluer» ceux qui «rentrent dans le rang» et leur ressemblent, mais surtout qui ne font pas d’ombre (ni de vagues d’ailleurs).

A ce propos et juste pour sourire : Les 23 mauvaises habitudes que l’on trouve chez les mauvais manager.

Attention, entendons-nous bien, je ne dis pas que manager est facile, ni que tous les managers sont incompétents, loin de moi cette idée, car ce serait d’une banalité déconcertante. C’est une fonction difficile, particulièrement pour les managers intermédiaires. 

Non, je prends simplement cet exemple pour illustrer mon propos, car c’est ce que j’ai vécu à plusieurs reprises (et peut-être vous aussi ?).

Ce qui est sûr, c’est que ces remarques négatives, plus souvent liées au savoir-être qu’au savoir-faire d’ailleurs, sont précisément les atouts nécessaires au chef d’entreprise !

Les qualités du chef d’entreprise vs les reproches à l’ex-salarié

Que va devoir réussir tout entrepreneur : prendre des risques et des décisions – en quelques minutes parfois, innover dans ses produits et prestations, défricher de nouveaux marchés, assumer l’ensemble de ses choix, être sûr de lui dans ses démarches stratégiques et commerciales, savoir gérer la solitude, reconnaître ses erreurs, en tirer les conséquences et enseignements…

Je suis convaincue que les potentiellement «bons» chefs d’entreprise ont dû être des salariés (un peu) pénibles et finalement (plutôt) difficiles à manager …

Et peut-être tant mieux, car sans ces «mauvais» managers, certains entrepreneurs brillants seraient encore de «mauvais» salariés ?!! 🙂

Quoiqu’il en soit, et pour en revenir à mon expérience, le sentiment de frustration, eu égard à des phrases managériales inadaptées («si vous n’êtes pas contente, la porte est là !») a fait place au plaisir d’être décideuse et d’assumer mes choix.

Et quitte à paraître présomptueuse (ceux qui me connaissent savent que c’est loin d’être le cas) : je ne m’excuse plus d’être intelligente, indépendante et de prendre ma vie en main, et franchement, ça fait du bien de se réconcilier avec soi-même ! 🙂 

Alors oui, entrepreneurs soyez vous-même car votre sincérité portera ses fruits et fera la différence dans votre business, donc ça paye(ra) …

C’est un début …

14Carnet de bord Alterela

Bonjour à tous,

Cela faisait longtemps que j’y pensais, mais je ne m’étais pas encore lancée, je n’avais pas encore osé… alors voilà, on y est, mon premier article de présentation.

De quoi allons-nous parler ici ?

De ce qui tourne autour de l’entrepreneuriat, le Business Development, le(s) chef(s) d’entreprise(s), l’innovation et le commerce connecté, les Réseaux (les vrais et les sociaux), les initiatives des femmes actives, le webmarketing et ses applications, la formation, l’apprentissage et la montée en compétences, la vraie vie d’une « petite entrepreneure », les analyses et perspectives économiques, les gens, les idées, les envies … pour vous faire partager un point de vue, une proposition, une action…

Alors oui, le champ est vaste, car je n’ai pas envie de me restreindre, le monde de l’entreprise est tellement étendu qu’il se raccorde à beaucoup d’autres domaines, les connections sont donc multiples et mes centres d’intérêt très variés…

J’espère que cela vous intéressera et vous questionnera.

Alors, c’est parti, bonne lecture !

 

Stéphanie.